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 1455 - Artois - [RP] Il y a un an déjà... les retrouvailles de deux soeurs

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MessageSujet: 1455 - Artois - [RP] Il y a un an déjà... les retrouvailles de deux soeurs   Mar 23 Mar - 2:42

Artois - Eté 1455


Les retrouvailles de Gnia et Titiza et où l'on en apprend un peu plus sur l'histoire et l'enfance des deux soeurs.


[lieu : Halle d'Arras]

[RP inachevé]

_________________
Mon plaisir à moi est d'enfermer des mots dans la mesure d'un vers.


Dernière édition par Copiste le Mar 23 Mar - 2:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 1455 - Artois - [RP] Il y a un an déjà... les retrouvailles de deux soeurs   Mar 23 Mar - 2:44


Titiza a écrit:
[HRP : balise [RP] mise {Sephiroth}]



Isabeau ne savait quand elle était née, ni où.
Mais elle était sûre d’une chose, c’était comme quelque chose ancrée en elle : c’est sur les chemins que sa destinée a été tracée.
Elle était comme hantée par des impressions de chaleur humaine et de sang, comme un rêve qui devient cauchemar. Isabeau se réveillait parfois suppliant les monstres de la nuit de ne pas faire de mal à sa famille, à sa sœur.

C’est un vieux couple de fermier breton qui l’a recueillie. Ils lui ont raconté l’avoir retrouvée petite dans un fossé, seule, affamée. ils l’ont élevée comme l’enfant qu’ils n’avaient pas eu.
A cette époque une bande de brigand venant de l’autre coté de la mer terrorisait le territoire.

Et puis la peste a fait irruption de la vie de la jeune Isabeau, terrassant ses parents.

C’est en août 1454 qu’Isabeau est arrivée à Montpensier. Son arrivée dans cette belle ville n'a pas été sans difficulté : elle était seule et sans argent.

Mais Isabeau était pleine de ressource et à force de travail elle s’acheta son petit lopin de terre. L’argent de sa sueur lui permit d’ouvrir également sa première boucherie.
La vie allait bon train et l’amour frappa à sa porte sous le nom de Teodort.
Isabeau était comblée : malgré son jeune âge, jamais elle n’avait osé rêver à un tel bonheur !!!

Il y a un an passé …..

En août 1455, Isabeau apprend par une dépêche royale que « Gnia » a été élue Maire d’Arras.
Ce nom lui dit vaguement quelque chose mais ….

C’est alors que ses rêves cauchemardesques ont repris.
Il y avait tellement longtemps qu’Isabeau n’en avait pas fait. Elle avait oublié à quel point ils pouvaient faire mal.
Et pourtant c’est bien un rêve qui réveilla ses souvenirs …..

Il y avait si longtemps que ses souvenirs s’étaient évanouis …. Isabeau se souvint qu’avant il y avait une autre famille. Des parents aimants et une sœur, plus grande, mais affectueuse et protectrice, : Agnès.
Ces souvenirs étaient confus et plein de brouillard, cependant c’est lors d’un rêve qu’elle s’était souvenu.. « Gnia », Agnès : sa sœur !!! C’est comme ça enfant qu’elle prononçait ce prénom.

Isabeau trouvait idiot de s’inventer une vie sur un simple rêve, et pourtant c’est comme si son cœur lui soufflait de ne rien oublier.

Pendant plusieurs jours Isabeau n’osa rien dire à l’homme qui partageait sa vie, elle avait peur que …Mais ni pouvant plus elle avoua ses doutes sur sa santé mental à sa moitié.

Teodort, lui, ne doutait pas. Il avait dépensé quelques deniers et un soir lui avait apporté avec la chandelle, une plume, de l’encre et un parchemin. Il fallait qu’Isabeau soit sûre, c’était sa destinée.

Isabeau avait mis plusieurs jours à mettre ses pensées par écrit


« Chère Dame Gnia,

Cette missive, j’espère qu’elle vous parviendra, n’est pas ordinaire.

Ma vie n’est pas commune !! Il y a plusieurs année maintenant, je fût trouvée seule dans un fossé par un couple de fermier bretons.

Ô, ne vous inquiétez pas, je ne sollicite nullement la charité !!! Grâce à mes parents je connais la valeur du travail et courage. Je ne rechigne pas à la tâche.

Si je vous écris cette lettre, et croyez que ce n’est pas si facile, c’est que j’ai appris votre élection voilà quelques jours.

Il peut vous paraître bizarre que je vous envoie cette missive, mais ….
Depuis que j’ai appris votre élection, j’ai comme l’intuition que nous sommes liées.

Je vous ai dit que mes parents m’ont recueillie il y a plusieurs années, mais depuis que j’ai appris votre élection, je fais des rêves.

Je rêve d’une mère aimante et douce et d’un père fort et bienveillant et de ma sœur Agnès, « Gnia ». C’est comme ça que j’appelais ma grande sœur quand je n’étais encore qu’enfant.
C’est un peu confus, et je ne sais si ce ne sont que des rêves ou alors des souvenirs lointains enfouis dans ma mémoire.
Je me souviens d’un long voyage, Il fait nuit et « Gnia », Agnès m’a pris dans ses bras pour m’endormir. Et puis je me réveille dans ses bras, mais elle est comme morte, il y a du sang sur ses vêtements et mes mains en sont rouges. Je vois mon père et ma mère étendus par terre, ils dorment et je ne veut pas les réveiller. Et puis il y a ces flammes et cette fumée qui me piquent la gorge et mes yeux.
Mon cauchemar s’arrête là.


Je m’appelle Isabeau, mes parents adoptifs n’ont pas changé mon prénom.
Ma sœur me donnait ce surnom affectif qui est resté « Titiza » et il me plait à rêver que vous êtes cette sœur adorée que j’ai perdue.

J’espère que je ne vous ai pas effrayé avec mon histoire, je suis consciente que cela puisse vous déranger. Je vous demande pas de compatir non plus.
Mon jeune cœur a dicté les mots que vous venez de lire et j’espère qu’il ne s’est pas trompé.

Je vous embrasserai volontiers tendrement, mais j’ai peur d’être quelque peu incomprise.

Titiza. »


Cette missive, Isabeau la confia à un groupe qui se dirigeait vers la Capitale d’Artois.

Pour elle, la vie était comme suspendue, dans l’attente d’une réponse si attendue ……


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MessageSujet: Re: 1455 - Artois - [RP] Il y a un an déjà... les retrouvailles de deux soeurs   Mar 23 Mar - 2:48


Gnia a écrit:
[Eté 1455 - Arras, Capitale d'Artois]

Encore une fois, Gnia assurait la lourde charge de maire. Elle travaillait comme chaque jour à son bureau où s'étalaient pèle-mêle quantité de parchemins griffonnés de son écriture serrée, de calculs incompréhensibles.
Un observateur, s'il y en avait eu un à cette heure matinale dans les couloirs de la mairie, aurait pu entendre en passant devant le bureau le bruit sec des billes de bois du boulier s'entrechoquant, le crissement de la plume sur le papier et parfois les exclamations de la bourgmestre parlant seule à haute voix.
"Bon sang, mais à ce train là, la ville va manquer de pain, il faut en importer et trouver en urgence un boulanger à Arras."

A la faveur d'une pause, elle décacheta une missive qui était arrivée par messager à l'aube. Elle lut avec intention son contenu.
Sous le choc, elle laissa glisser à terre et en proie à une vive émotion, se leva et s'accouda à la fenêtre, le regard perdu sur la ville qui s'éveillait à mesure que le soleil montait au dessus de l'horizon.

Des souvenirs qu'elle avait enfouis au plus profond de sa mémoire l'assaillaient de toute part, lui faisant tourner la tête, lui enserrant la gorge et le cœur comme une main qui les prendrait en étau.

C'était il y a si longtemps....
Elle revoit son père, forgeron, finissant de charger la carriole de ses plus belles productions. Sa mère, déjà assise, déposant à l'arrière un baluchon de victuailles pour le voyage. Gnia, à l'arrière, avec sa jeune sœur, battant les mains de joie, à la perspective de l'aventure et du voyage.
C'est l'époque des foires d'automne et pour la première fois, Père emmène toute la famille avec lui pour vendre à bon prix les fruits de son labeur et profiter de l'atmosphère unique de ces foires.

Puis vient la nuit, le bercement des cahots de la carriole, le claquement des sabots de la cavale qui les mène, la chaleur de sa sœur dans ses bras.
Et avec la nuit, vient l'horreur, l'odeur de sueur et de crasse, les lames de couteau qui étincèlent à la lueur de la lune, les hurlements, les suppliques, les larmes, le contact froid de la terre, le gout douceâtre du sang dans sa bouche et... le néant.

L'aube révèle ensuite le chagrin et la douleur. Quelqu'un la retourne, des voix d'hommes lui vrillent les tympans et la lumière du soleil lui brûle les yeux. Une douleur insupportable irradie tout son crâne.
Les hommes de guet la questionnent. Elle raconte et réalise que tout ce qu'elle chérissait a disparu, vivant un cauchemar dont on ne se réveille jamais.

L'on a jamais retrouvé trace de ses parents et de sa sœur, pas de cadavres, rien.
La douleur physique disparaît en premier, les plaies de l'esprit restent ouvertes, à vif, mais le temps les enfouit, loin, très loin...
Elle s'est faite seule, reprenant le commerce familial et s'engageant très tôt dans la vie de sa ville, trouvant un réconfort et une manière d'oublier dans un travail acharné.

Les yeux brouillés de larmes, Gnia ramasse la lettre et la lit à nouveau. Personne ne se souvient plus de son prénom, ceux qui le connaissaient ont disparu et elle a continué à honorer la mémoire de sa sœur en conservant le surnom affectueux qu'elle lui avait donné.
Et voilà que de nulle part surgit son histoire, son enfance... L'espoir est-il possible ?

Soudain fébrile, elle prend la plume et décide de répondre à l'étonnante missive qu'elle a reçu.


Citation :
Dame Titiza,

Je vous mentirai en vous disant que votre missive ne m'a pas troublée. Elle a réveillé en moi des souvenirs que j'avais pris grand soin d'enfouir dans les tréfonds de ma mémoire et voici que vous avez ouvert une porte que j'avais pris soin de fermer à double tour.

Mon histoire, seuls quelques anciens d'Arras s'en souviennent encore et ressemble étrangement à vos rêves. Je doute qu'ils ne soient sortis d'un esprit à l'imagination trop fertile aussi je vais vous conter mon histoire, vous verrez que certaines coïncidences sont troublantes...

Je m'appelle Agnès et suis née à Arras, de parents forgerons et commerçants, originaires du hameau de Saint-Just en Picardie et bien établis dans leur ville. J'avais une sœur de quelques années plus jeune que moi, Isabeau, qui se plaisait à m'appeler Gnia et que je surnommais affectueusement Titiza.
Lors d'un voyage, notre famille a été attaquée par des brigands, à la faveur de la nuit. A mon réveil, les hommes de guet n'ont trouvé que moi, couverte de sang et laissée pour morte au bord du chemin. Tout ce que j'avais connu a disparu cette nuit-là.

Alors moi aussi, j'ose espérer que vous êtes n'êtes pas une vaine illusion s'amusant à torturer mon esprit pour quelque sombre dessein.
Du fait de mes responsabilités ici, je ne puis entreprendre un long voyage afin de m'assurer de la véracité de vos dires.
Aussi j'espère alors que si vous êtes celle que j'attends, vous viendrez jusqu'à moi. Je veillerai à vous trouver escorte si besoin est. Les routes du Royaume ne sont pas sûres en ces temps de guerre.

C'est l'espoir de retrouver une partie de moi qui m'a dicté ses mots, aussi j'attends de vos nouvelles avec impatience.

Gnia.

Elle relut une dernière fois la lettre avant de la cacheter, songeuse.
Elle hésita encore quelques minutes, puis haussant les épaules elle s'exclama "Au diable les hésitations, qui ne tente rien n'a rien !" avant de sortir quérir un coursier prêt à partir pour le Bourbonnais-Auvergne.

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MessageSujet: Re: 1455 - Artois - [RP] Il y a un an déjà... les retrouvailles de deux soeurs   Mar 23 Mar - 2:51


Titiza a écrit:




Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'Isabeau avait envoyé sa missive à Dame Gnia, et la vie à Montpensier avait suivi son cours.

Les premiers jours d'attente avaient été angoissants : et si la missive ne lui était pas remise, et si la diligence du courrier avait été attaquée et si Gnia ne la croyait pas et si elle n'était pas sa soeur et si et si ????
« Je n'aurai jamais du faire ça »

Le sommeil amputé par ses pensées, Isabeau en avait un peu délaissé ses champs.
Heureusement Teodort était là pour la rassurer et la faire rire quand l'humeur était au mauvais temps.

Et puis la nature avait revêtu ses couleurs chaudes de fin d’été. Isabeau adore cette saison où la chaleur étouffante de l'été fait place à la tiédeur de l’automne.

Ce jour là, Isabeau s'est levée de bonne heure et de bonne humeur. Elle fit traire ses vaches et s'occupa de son champs.
Au marché elle échangea quelques bouteilles de lait contre des oeufs. Ce soir, elle voulait s'adonner à son péché mignon : les crêpes. Il y avait bien longtemps qu'ils n'en avaient mangé avec Teodort.
Elle se dépêcha à préparer la pâte et la mis à reposer.

Comme il était encore tôt dans la journée, elle glana des châtaignes et des fruits dans le petit bois voisin. Elle en profita pour ramasser des feuilles rouges et or. Elle en ferait de jolis bouquets pour égayer la petite maison.

C'est en revenant du bois qu'elle le vit. Il était poussiéreux et avait l'air fatigué. Il avait mis son cheval à paître dans le petit champs attenant à la maisonnette.
Comme il n’avait rien d’un brigand, Isabeau alla à sa rencontre.
Il lui expliqua être pressé par le temps, avoir encore beaucoup de chemin à parcourir.
Il lui tendit alors LA Lettre et repartit sur son cheval sans laisser le temps à Isabeau de le remercier.

C’est alors qu’elle réalisa : la réponse était enfin dans ses mains !!!!

Elle s’essaya près de l’âtre pour se réchauffer, la lettre posée sur ses genoux. L’appréhension de cette réponse avait déjà atteint son estomac. Elle caressa la lettre comme un bien précieux. Quand elle fut prête elle l’ouvra enfin.

Les courbes parfaites des mots de Gnia l’emplie de joie. Par peur de s’être trompée elle ne cessa de la relire encore et encore : « Ma sœur adorée, comme je suis heureuse de te retrouver »

Cette journée, Isabeau l’avait gravée dans sa mémoire dans les moindres détails. C’était un jour très important dans sa courte vie.

Le visage d’Isabeau rayonna de joie et de bonheur lorsque quelques jours plus tard elle posta à Agnès sa décision de la rejoindre rapidement à Arras.


Citation :
«Ma chère sœur,

Je suis tellement heureuse de te retrouver, c’est un tel bonheur que je ne peux attendre encore pour te rejoindre.
J’ai déjà trouvé acquéreur pour mes champs et ma petite maison. Dès que nous serons prêts nous nous mettrons en route pour l’Artois avec Teodort.

Quitter Montpensier ne sera pas facile et mes amis me manqueront, mais c’est le cœur léger que je ferai la route qui me ramène vers toi.

Prie pour nous deux ma chère sœur, que le voyage ne soit pas semé d’embûches et que nous nous retrouvions le plus rapidement possible.
En attendant ce joyeux moment, je t’envoie mille baisers. Portes toi bien.

Ta petite sœur. Titiza. »

Isabeau avait hâte de partir. Elle n'en oublia pas pour autant d'aller faire ses au-revoir ses amis qui, malgré la tristesse de la voir partir vers de nouveaux horizons n'en étaient pour autant heureux pour elle.



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