Mesnie Sainct Just
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Héraldisme] L'art Héraldique

Aller en bas 
AuteurMessage
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:09

L'Art Héraldique
Par Lilin de Cassel


Manuscrit copié de l'exemplaire inachevé de la bibliothèque de Sainct Omer.
Mars 1458

_________________
Mon plaisir à moi est d'enfermer des mots dans la mesure d'un vers.


Dernière édition par Copiste le Lun 22 Mar - 14:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:09

Préambule a écrit:
Dame, ma cousine, Deedlitt de Cassel d’Ailhaud

Si longtemps l’Héraldique, ou science des armoiries et sa lecture ne posèrent problème à personne, il en est tout autrement aujourd’hui. J’ai donc entamé la rédaction d’un traité sur cette noble science. Il n'évoquera point les lois changeantes au fil du temps. Ce traité se contentera de vous livrer quelques clés pour vous laisser ainsi apprécier les armoiries comme ce qu’elles furent de leur création à nos jours, à savoir une source d’informations complexes et structurées permettant de mieux connaître leurs titulaires et ce véritable art graphique qu’est l’Héraldique.

C'est fort peu en apparence, neporquant ces domaines expliqués rempliront bien quelques volumes dans votre bibliothèque sur vos terres de Sainct-Omer, si ce n’est ailleurs. Afin de vous aider dans la compréhension des termes désuets et disparus de ce langage héraldique, je vous fais parvenir ce petit lexique héraldique.

Que Dieu vous garde et vous ôte de tout souci,

Faict en le vingt-sixième jour du moy de Janvier de l’an de grasce 1456 en la bonne ville de Stafford,

Lilin of Cassel

Index en cours a écrit:


I. Origines de l'Héraldique
  • Féodalité, croisades et Tournois
  • Le héraut d’armes

II. Les figures héraldiques

III. La combinaison d'armoiries
  • Diverses combinaisons

IV. Les composantes de l'écu

IV. Le blasonnement ou la lecture de l'écu
  • L'ordre du blasonnement

VI. Le lexique du Traité Héraldique

    Lexique des termes signalés en gras au cours du traité

Les armoiries, ou blasons, sont des emblèmes propres à une famille ou une communauté, représentés sur un écu. D’une grande diversité et en constante évolution du XIIème siècle au XVème siècle, les armoiries reflètent l’histoire et la culture de toute l’Occident de l’Aristotéliciennité.
Pour comprendre notre histoire par la connaissance des armoiries, il faut d’abord connaître les éléments du blason tels qu’ils figurent sur l’écu et ses ornements extérieurs.



Les Origines Héraldiques : Féodalité, croisades et Tournois

La recherche des origines de l’Heraldique nous ramène à l’aube de la féodalité, basée sur le principe essentiel d’un fidélité inaltérable (seule la mort pouvait l’interrompre) entre le vassal et son seigneur. Ce principe fondamental repose sur un échange incontournable : le vassal offre ses services à son suzerain lequel devait assurer sa protection.
A une époque où la force primait sur le droit, rivalités et querelles seigneuriales ne nécessitaient pas encore une identification systématique des factions opposées.
Aux guerres seigneuriales s’ajouta l’apparition de l’armure dont le casque cachait le visage du guerrier.
Enfin la première croisade en Terre Sainte (1095-1099) contre l’Averroïsme conclut le désir de se distinguer, la nécessité de communiquer rapidement et de s’identifier précisément en s’affranchissant de toute barrière linguistique. La lutte donna à toute l’Occident conscience de son unité, favorisant l’adoption de règles communes pour ses emblèmes militaires.

Un procédé de reconnaissance élémentaire, de mise en œuvre facile et rapide fut choisi. Il consista à apposer des marques de couleurs sur des points privilégiés de l’équipement militaire : boucliers, heaumes et couvre-nuques qui inspireront les lambrequins futurs. Ainsi les trois éléments de base de toute armoirie furent réunis dabs un souci d’efficacité certain en dehors de toute considération esthétique.
D’abord individuelles, ces armoiries devinrent héréditaires avec la génération suivante. Dès le XIIème siècle, de nombreuses modifications furent apportées (couleurs, configuration, etc.) afin de multiplier les possibilités de reconnaissance.

Mais le pratiques guerrières, tant en Occident (Europe) qu’en Terre Sainte, ne suffisaient pas pourtant à justifier le succès des armoiries : tournois, grand festival de la couronne, cérémonies fastueuses furent d’autant d’occasions pour la noblesse d’arborer ses couleurs. Connaissant un succès sans précédent à partir du XVème siècle, ces manifestations constituaient en temps de paix le principal divertissement de la noblesse et confirmèrent l’Héraldique dans ses missions d’identification.

La reconnaissance rapide et sans équivoque des protagonistes, tant sur le champ de bataille qu’au tournoi, entraîna très tôt une codification des marques de reconnaissances. Des règles précisent verront le jour dès le XIIème siècle : élaborées par les spécialistes de l’époque : les Hérauts d’armes (d’où découle le terme « Héraldique »), codifiant les usages et imposant un style. Elles sont demeurées en vigueur, pratiquement inchangées jusqu’à nos jours et consignent tout ce qui se rapporte aux couleurs, formes, stylisation des ornements, emplacements appropriés, etc.


Dernière édition par Copiste le Lun 12 Avr - 8:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:10



Les Figures Héraldiques : Emaux et fourrures

A l’origine destinées à distinguer amis et ennemis au cours d’un affrontement (guerres, tournois, etc), les armoiries sont composées de signes qui étaient appelés connaissances ou reconnaissances et qui ultérieurement comprendront des informations sur la personnalité, la famille, l’histoire de celui qui les porte.

Le Style Héraldique

Besoin fondamental d’une perception à distance sans équivoque et d’une compréhension rapide, le recours au contraste entre couleurs claires et couleurs foncées, aux figures furent employés afin de multiplier les possibilités de distinction.
Leur efficacité repose sur la clarté des contours, voire sur l’exagération de certains détails parfois rehaussés de couleurs tels que les griffes d’un lion, le bec ou les serres d’un aigle, les cornes d’un taureau…

Le style héraldique exclut le naturalisme. S’écartant souvent de la réalité des figures utilisées, il peut les simplifier à l’extrême et les déformer de manière à ce qu’elles occupent la plus grande partie de l’écu.

Les Emaux

Dès l’origine, l’héraldique ne se servira que d’un nombre restreint de couleurs qui depuis le XVe siècle portent le nom générique d’émaux. Les émaux ordinairement utilisés sont au nombre de sept, auxquels il faut ajouter quelques teintes rares parfois fort anciennes. Ces couleurs sont franches et sans nuances.

Au XVème siècle, les Hérauderies Renaissantes Françoise et Angloise limitèrent respectivement l’usage à 6 émaux et 7 émaux (Pourpre). Parmi ces émaux, une distinction est faite entre :
  • les métaux, au nombre de 2:
    • Or - jaune (Or - gold).
    • Argent - blanc (Argent - white).


  • les couleurs (fréquemment utilisées):
    • Gueules - rouge (Gules - red).
    • Azur - bleu (Azure - blue).
    • Sable - noir (Sable - black).
    • Sinople - vert (Vert - green).


  • et les couleurs rares (rarement utilisées):
    • Pourpre - violet (Purpure - purpule).
    • Tenné – orange foncé (Tenné – dark orange).
    • Sanguine ou Murrey – rouge sang (Sanguine or Murrey - bloodcolor).
    • Orangé – orange (Tawny – orange)
    • Cendrée - gris (Ash - grey), utilisée pour un lion parti.
    • Senois - brun rouge (Bay - red brown), utilisée pour un cheval, les griffes et les langues des animaux.
    • Brun (Brown), utilisée pour des têtes de chevaux, des canards sauvages.
    • Carnation - rose,couleur de peau (Carnation – pink, flesh color), utilisée pour les sujets humains et spécialement pour les faces.
    • Brunâtre – brun foncé (Earth – dark brown), utilisée pour les mines, les bras des mineurs (XVIème).
    • Fer - gris (Grey - grey), utilisée pour les lames des armes blanches et les chevaux.
    • Perroquet – brun roux (Russet – ginger), utilisée pour le perroquet (XVème) et les plumes de faisans.
    • Blanc (White), utilisée avec respect pour les manteaux (non en argent mais en fourrures blanches) et pour blasonner proprement certains meubles.


Les Fourrures

Dans la seconde moitié du XIIe siècle, les armoiries utilisent en plus des émaux une autre forme de parement évoquant de façon stylisée les fourrures dont se servaient parfois les combattants pour renforcer leur bouclier (fourrure signifie doublure en ancien françois). Sur l’écu, les fourrures sont alors représentées par une combinaison d’un métal et d’une couleur.

Le vair, d’usage courant, principalement pour doubler les vêtements est d’argent et d’azur fourrure signifie doublure en ancien français. Sa silhouette stylisée est une sorte de clochettes renversées.
Dans le contre-vair, une rangée (ou une tire) sur deux de clochettes est renversée.
L’hermine, d’argent semé de mouchetures de sable et bien que rare et chère, se retrouve plus souvent dans les armoiries que le vair. A l’origine, les mouchetures, peu nombreuses et de petite taille, étaient dessinées de façon minimaliste. Avec le temps leur nombre augmente tandis que le faisceau de poil les constituant s’épaissit. Sa silhouette stylisée est du aux agrafes ou aux trois épingles servant à accrocher les queues d’hermine aux vêtements et dont les têtes étaient disposées en croix.
Le contre-hermine est constitué d’émaux inversés à l’hermine, de sable semé de mouchetures d’argent.

Au XVème siècle, l’Hérauderie Renaissante Françoise en réglemente l’utilisation au seul usage du vair, de l’hermine, du contre-vair et de la contre-hermine. Cependant l’Herauderie Renaissante Angloise étendit l’usage à l’herminé et au vairé (composition du vair et de l’hermine avec d’autres émaux).
  • Hermine (Ermine), argent et mouchetures de sable représentant des queues d’hermine dont la fourrure est rare et très précisée.
    • Contre-Hermine (Ermines), sable et mouchetures d’argent représentant des queues d’hermine.
    • Erminois, or et mouchetures de sable représentant des queues d’hermine.
    • Pean, sable et mouchetures d’or représentant des queues d’hermine.
    • Herminé (Erminites ou Erminetes, semée de mouchetures d'hermine, dans des couleurs autre que celles de l'hermine.


  • Vair (Vair), argent et azur en petits pans imbriqués représentant ventres (blanc) et dos (gris bleu) d’écureuils petit-gris dont la fourrure est d’usage courant.
    • Contre-Vair (Counter vair), azur et argent en petits pans imbriqués représentant ventres et dos d’écureuils petit-gris.
    • Beffroi ou Gros Vair (Beffroi or Gros Vair), azur et argent en gros pans imbriqués représentant ventres et dos d’écureuils petit-gris.
    • Menu-vair (Menu-vair), azur et argent en très petits pans imbriqués représentant ventres et dos d’écureuils petit-gris.
    • Vairé (Potent or Meirré), semée petits pans imbriqués représentant ventres et dos d’écureuils petit-gris., dans des couleurs autre que celles du vair.


La règle de contrariété des émaux

Si les partitions, les pièces honorables et les meubles sont affaire d’usage et de répertoire, les émaux ont un caractère doublement remarquable en ce sens qu'ils ont donné naissance à l’une des seules règles du blason au sens strict du terme. Règle qui fut respectée de tout temps et dans tous les pays.
Les origines de cette règle ne sont pas entièrement connues. Elles remontent cependant au besoin fondamental d’une perception à distance sans équivoque et d’une compréhension rapide. Le recours au contraste entre couleurs claires et couleurs foncées explique alors l’usage de cette règle fondamentale.

La règle fondamentale est la règle dite de la contrariété des émaux : si les figures sont de métal, le champ sera de couleur ou l’inverse et il est interdit de mettre couleur sur couleur ou métal sur métal. Les fourrures déjà pourvues d’un métal et d’une couleur peuvent côtoyer un métal ou une couleur indifféremment. Le blason accepte même les armoiries composées de deux fourrures

Cette règle, destinée à éviter toute méprise dans la reconnaissance visuelle à distance, trouve de rares exceptions dans le cas :
  • d’armes dites à l’enquerre, justification d'évènements exceptionnels (Armoiries de Jérusalem, etc),
  • d’écus géométriquement divisés en trois champs s’imbriquant les uns dans les autres (en pairle, etc),
  • d’armes écartelées, dont les quartiers peuvent être armoriés indépendamment les uns des autres (la règle de contrariété des émaux s’appliquant uniquement dans le contenu respectif de chaque quartier),
  • d’armes divisées, dont les quartiers sont eux-mêmes divisés.
  • d’armes dotées d’une figure brochante sur un champ déjà constitué d’émaux alternés.
  • des brisures, des petits meubles associés aux figures principales des armoiries,
  • des détails accessoires tels que les couronnes, les griffes, les langues, les tiges, les feuilles, etc..


Sources: James Parker, "A Glossary of Terms used in Heraldy" ; Le héraut d'armes, "Les couleurs du blason" et Lilin of Cassel


Dernière édition par Copiste le Lun 12 Avr - 8:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:11



Les figures héraldiques : Les Partitions et Pièces Honorables

Un écu offre en premier lieu une surface appelée champ, unie ou divisée par des traits déterminant des partitions, des pièces honorables ou des rebattements.

Les divisions de l’écu ainsi obtenues délimitent des zones appelées points à ne pas confondre avec les quartiers résultant de la combinaison de plusieurs armoiries.

Les Partitions

Au XVème siècle, les hérauts établirent une classification des objets héraldiques en fonction de leur nature et de leur mouvance au sein de l’écu. Les pièces résultant d’un découpage géométrique du champ, conservant par essence une place immuable dans le champ de l’écu, sont appelées partitions lorsque les divisions de l’écu sont en nombre pair ou les traits de séparation sont en nombre impair.

Les partitions sont issues de l’armature structurée du bouclier et plus anciennement de la division des bannières en deux couleurs d’une surface égale. Elles découpent la surface de l’écu selon des lignes horizontales, verticales ou diagonales dont les parties ainsi délimitées se trouvent alternativement colorées d’un métal et d’une couleur.
  • Partitions Principales: les plus courantes et dont les noms sont issus des quatre coups guerriers enseignés par les maîtres d’armes,

  • Deuxième série de partitions: d’usage courant appelées, rebattements,
  • Troisième série de partitions:, obtenues par la superposition des partitions principales et dont la fréquence d’usage s’accrut au XIVème siècle,
  • Quatrième série de partitions: d’usage courant utilisant l’association des rebattements et appelées menues partitions depuis le XVIIème siècle,
  • Cinquième série de partitions: d’usage rare appelées tiercés ou partitions triangulaires qui divisent en trois le champ de l’écu par la multiplication par deux de la coupe des partitions principales.


Les Pièces Honorables

Au XVème siècle, les pièces résultant d’un découpage géométrique du champ, conservant par essence une place immuable dans le champ de l’écu, sont appelées pièces honorables lorsque les divisions de l’écu sont en nombre impair ou les traits de séparation sont en nombre pair.

Les pièces honorables proviennent des renforts du bouclier. En se superposant au champ de l’écu, elles le chargent d’une ou plusieurs pièces occupant un quart de sa surface.
  • Pièces Honorables Principales: les plus courantes et au nombre de dix,

  • Deuxième série de pièces honorables: issues de la diminution en largeur des pièces principales,

  • Troisième série de pièces honorables: alésées, rompues, déjointes ou retraités,

  • Quatrième série de pièces honorables: d’usage rare et ancien.


Partition ou Pièce Honorable

Répartir les émaux dans le champ de l'écu se fait souvent de façon géométrique, les émaux étant séparés par:
  • un nombre impair de traits ou un nombre de divisions pair donne des partitions,
  • un nombre pair de traits ou un nombre de divisions impair, des pièces honorables.


Selon le sens, des traits, on obtient avec deux émaux diverses partitions ou pièces honorables, dont voici les plus courantes nombre de traits: dans chaque sens, avec un espacement régulier dans le champ de l'écu):



Divers traits

Le trace des pièces et des partitions peut aussi être modifié de façon géométrique ou sinusoïdale: ondés, engrelés, denchés, crénelés, potencés, etc.


Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" ; Le Héraut d’Armes "Partitions et Pièces Honorables " ; Claude Wenzler, "L'Héraldique" et Lilin of Cassel


Dernière édition par Copiste le Lun 12 Avr - 8:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:11



Les Figures Héraldiques : Les meubles héraldiques en réécriture

Les figures héraldiques appelées meubles sont des pièces mobiles et sytilisées représentant divers objets ou animaux, en un seul ou en plusieurs exemplaires, de taille variable.

Les meubles peuvent revêtir plusieurs significations:
  • symbolique ou politique,
  • parlante (armes dites parlantes: évocation du nom du fief, etc,
  • commémorative: de la prouesse d'aïeux (les chaînes de Navarre rappellent ainsi la victoire du roi Sancho el Fuerte sur les Mores)


Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" et Lilin of Cassel


Dernière édition par Copiste le Lun 12 Avr - 8:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:12



Les Brisures

L’utilisation des brisures

L'Histoire de l'Europe Occidentale se lit avec une surprenante limpidité sur les armoiries de ses souverains, de ses nobles, notamment du XIVème au XVIème siècle.


La place d'un membre dans une famille se définit facilement au moyen des brisures que tous les membres de la famille, aînés et cadets, ajoutent au blason pour se distinguer des parents.

Diverses brisures

Les façons de briser sont diverses et variées. Il n’existe pas de système rigoureux de brisure mais seulement des habitudes familiales ou des modes géographiques. Le changement des émaux sera préféré par certains tandis que d’autres resteront attachés aux émaux.

D’usage courant dès le milieu du XIVème siècle, la brisure par changement d’émaux consiste à changer un ou deux émaux de l’écu. Lors d’un changement de deux émaux, le champ prend l’émail de la figure alors que la figure prend l’émail du champ. Au contraire d’un changement d’un émail, où seul l’émail du champ ou de la figure est modifié.

Un autre système d’usage fréquent, la brisure par semé du champ consiste à semer de petits meubles le champ de l’écu pour garder les émaux du champ et de la figure intacts: besants, croisettes, croissants, fleurs de lys, etc.
Dans ce même état d’esprit et d’usage aussi fréquent, la brisure par partition du champ peut être utilisé. Elle consiste à bureler, vergeter, fretter ou échiqueter pour également garder les émaux du champ et de la figure intacts.

D’usage très courant jusqu’au début du XVème siècle, la brisure par modification de forme, modifie les formes des pièces et partitions de l’écu: crénelé, denché, vivré, ondé, etc.

A la même époque, la brisure par changement de petits meubles est très couramment utilisée. Elle consiste à modifier les petits meubles secondaires accompagnant ou chargeant la figure principale de l’écu. Les étoiles deviennent alors des molettes, les losanges des mâcles, les fleurs de lys des quintefeuilles, etc.

La brisure par addition de figures spécifiques reste cependant le mode de brisure le plus répandu et ce dès le début du XIIIe siècle. Elle consiste à ajouter des figures brochant sur l’écu tel un lambel, une bordure, une bande, une cotice, un bâton, un franc-quartier, etc. Ces figures peuvent être ensuite engrelées, componées, alésées ou chargées de petits meubles.
Dans une fratrie, le lambel est presque toujours la brisure de l’aîné, le franc-quartier la brisure privilégiée des cadets (jusqu’au XIVème siècle). Le lambel est orné de plusieurs pendants dont le nombre varie de deux à douze. Le chiffre cinq est le plus couramment utilisé jusqu’à la fin du XIIIème siècle ensuite le chiffre trois prédomine.

La brisure par addition de petits meubles, d’usage fréquent, consiste quant à elle à charger ou à accompagner la figure principale d’un ou plusieurs petits meubles: l’étoile, le croissant, la merlette, le quintefeuille, le lionceau, la coquille, etc. En un seul exemplaire, ces meubles se placent soit en chef à dextre soit sur la figure principale de l’écu.
En Angleterre, un système régie l'usage de petits meubles:


  • Brisure par changement d’émaux,
  • Brisure par changement d’un émail,

  • Brisure par semés du champ,
  • Brisure par partition du champ,
  • Brisure par modification de forme,
  • Brisure par changement de petits meubles,
  • Brisure par addition de figures spécifiques,
  • Brisure par addition de petits meubles,


La combinaison des brisures

Les armoiries pleines (intactes) ne se transmettent que d’aîné à aîné. Du vivant du père, un aîné doit cependant lui aussi briser ses armoiries. Les descendants des cadets, quant à eux, adoptent la même brisure que leurs parents, qui caractérise alors toute une branche dans l'arbre généalogique de la famille.

Une combinaison de plusieurs brisures est utilisé pour blasonner les blasons des descendants de l'aîné, du cadet et du benjamin, etc. Il n’existe pas de système rigoureux de combinaisons de brisures mais seulement des habitudes familiales ou des modes géographiques.

Exemples à venir

Les brisures de bâtardise

Par exception, les femmes et les ecclésiatiques ne brisent pas le blason paternel. Les bâtards, par contre, doivent (ou devraient) briser de manière bien visible leur écu. Brisure se réduisant souvent à un filet et disparaît chez leurs descendants...
Les symboles de la bâtardise sont: la barre, la cotice posée en barre, le petit bâton péri posé en barre et un meuble renversé.


Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries", Le Héraut d’Armes, "Les brisures" ; Au blason des Armoiries "La Bâtardise" et Lilin of Cassel


Dernière édition par Copiste le Lun 12 Avr - 8:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:13



La combinaison d'armoiries

Les armoiries s'attachent à un fief ou un royaume. Simples à l'origine, elles se sont compliquées dès lors que la volonté de faire apparaître l'union de familles, des filliations diverses ou la réunion de plusieurs territoires est venue.

Diverses combinaisons

Jusqu'au milieu du XIIIème siècle et afin d'éviter toute erreur, les combinaison de plusieurs armoiries dans un écu était d'usage peu fréquent. La pratique se limitait tout au plus
  • à les mi-partir: juxtaposition sur une surface unique (écu) de la moitié dextre d'un écu et de la moitié senestre d'un autre. Il en résultait des figures curieuses, soudées en leur mlilieu tandis que certaines pièces, telles que la croix, le chevron et toute autre figure asymétrique devenaient incompréhensibles par ce procédé,
  • à ignorer ses autres fiefs: gader inchanger les armoiries du fief principal quelles que soient les acquisitions utltérieures.


A partir du milieu du XIIIème siècle, les souverains, les nobles, désireux de porter les blasons de leurs terres, ont combiné les armoiries de leurs divers fiefs ou au moins les principaux, en les regroupant sur un même écu par l'emploi de partitions simples ou multiples le divisant enquartiers plus ou moins nombreux. Ainsi d'autres solutions ont été imaginées permettant de combiner deux blasons.

Dans un premier temps, l'un des blasons était placé dans un petit écusson disposé en coeur (sur le tout), dans un chef, en pointe ou franc-quartier.

Mais une réelle solution vient de l'Espagne et du roi de Castille (1217) et de Léon (1230) Ferdinand III. Il réunit les armes de ces deux contrées dans un écu en les répétant deux fois. L'exemple, innovateur, fut repris généralisant ainsi l'emploi de l'écartelé, sans dépasser toutefois l'écartelé simple jusqu'au XVème siècle.

Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise en réglementa l’usage aux combinaisons les plus courantes:

Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Angloise en limita l’usage aux combinaisons suivantes: parti (impalement), mi-parti (dimidiation), écartelé simple (quartely) et sur-le-tout (inescutcheon) .

Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" ; Claude Wenzler, "L’héraldique" et Lilin of Cassel


Dernière édition par Copiste le Lun 12 Avr - 8:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:13



Les composantes de l'écu : La forme de l'écu

En Europe, il semble que la plupart des boucliers aient été, jusqu'aux premiers temps de l'ère Aristotélicienne, de forme circulaire, plus ou moins ornés de figures ou de motifs géométriques mais dépourvus de signification héraldique. Le bouclier de type "Normand", en amande, apparaîtra à la fin du Xième siècle et sa silhouette tendra progressivement vers le triangle.

Devenu le support principal de ce qu'on appelait les signes permettant l'identification du combattant, l'écu ne put cependant, quels que fussent sa satille, sa forme ou son décor, assurer seul cette mission dans la confusion des grandes batailles. Les bannières, gonfanons, drapeaux fixés à des lances furent utilisés. Toutefois il n'était pas toujours possible, pour des raisons techniques de reproduire sur une étoffe flottante les motifs figurant sur la matière rigide d'un écu.

Arme défensive par excellence durant tout le Moyen Age, le bouclier ou écu évolua au gré des progrès techniques et militaires, perdit peu à peu ce rôle mais il conserva sa fonction de support d'armoiries. Son contour manifestera des ambitions artistiques certaines.

Au XVème siècle, The English College of Heraldry fixa quatres formes pour les écus portés en le Royaume Renaissant Anglois:

  • 1. French (François Moderne). utilisée pour les nobles maisons,
  • 2. Lozenge (Losange). utilisée comme forme optionelle pour les dames, (exemple donné pour une dame commoner)
  • 3. Frank (François Ancien). utilisée pour les villes et les provinces
  • 4. Ornate (Ornement). utilisée comme forme optionelle pour les membres du Clergé (exemple donné pour un prêtre).



Au XVème siècle également, l'Herauderie Renaissante Françoise fixa deux formes pour les écus portés en le Royaume Renaissant François:

  • 1. François Moderne. utilisée pour les nobles maisons, les villes, les provinces et les membres du Clergé,
  • 3. François Ancien. utilisée pour les chevaliers



The English College of Heraldry et l'Hérauderie Renaissante Françoise fixèrent également quelques règles dans le port des ornements extérieurs ou "mantling", l'équivalent aux lambrequins, manteaux, heaumes, supports, etc.

Sources: The English College of Heraldy, "Rules" et Lilin of Cassel


Dernière édition par Copiste le Lun 12 Avr - 8:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:14



Les composantes de l'écu : Les ornements extérieurs

Autour de l'écu, de nombreux ornements complètent les armoiries des seigneurs, signes:
  • de reconnaissance à la guerre et dans les tournois (cimiers et lambrequins),
  • précisant le rang (manteaux, casques et couronnes),
  • indiquant les distinctions reçues (ordres de chevalerie et de mérite),
  • portant témoignage de leur idéal (devises et cris de guerre)
  • renforçant le caractère somptueux de l’écu.


Les Casques et les couronnes

Dans l’armement défensif médiéval, le casque reste un élément vital, puisqu’il protège la partie la plus vulnérable du corps. Au XIème siècle, devant préserver le combattant des flèches qui sifflaient de toutes parts, il lui masquait la plus grande partie du visage, le rendant méconnaissable. Vers 1200, le casque au sommet aplati couvrant intégralement le visage fut substitué au casuqe conique. A partir du XIVème siècle, l’invention de la poudre, permettant de combattre l’ennemi à distance, restitua au casque une forme plus simple et adaptée au combat et au tournoi.

Jadis, le casque ou heaume qui timbrait l'écu était dessiné de profil. Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise en interdit complètement l’usage.

Ornements fréquents en Héraldique, les couronnes marquent initialement la royauté. Puis du XIIIème au XVème siècle, elles se normaliseront en fonction de la hiérarchie nobiliaire (roi, prince, marquis, duc, comte, vicomte, baron, etc)
Au cours du XVème siècle en France, sous l'essor de Jehan de Volpilhat, Tristan de Salignac dict Biquette et tant d'autres..., l'expression du rang par la couronne est adopté. Elle devient alors le timbre indiquant son importance dans la hiérachie politique.

La couronne fermée, signe de souveraineté, est d'abord l'apanage du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae (Empire). Les rois des François adopte une couronne ouverte fleurdelysée. Enfin en 1455, l’Hérauderie Renaissante Françoise termina de donner à chaque titre de noblesse sa couronne :
  • couronne ouverte fleurdelysée pour le roy, les princes,
  • couronnes à fleurons pour les marquis et les ducs,
  • couronnes à perles pour les comtes et les vicomtes,
  • simples torcils pour les barons, les seigneurs et les chevaliers.

Les timbres des villes sont une couronne murale, crénelée et maçonnée surmontant le blason.

Les timbres écclésiastiques sont la tiare du pape, à trois couronnes superposées ; la mitre des évêques et des archevêques, accompagnée de la crosse et d'un chapeau : rouge pour les cardinaux, vert pour les évêques, violet ou noir pour les prélats. Le nombre des houppes latérales varie avec la dignité.

Les Cimiers et Lambrequins

Le heaume conique du XIIème siècle est constitué d’éléments métalliques assemblés dont le sommet offre un joint pouvant être mini d’ornements tels que crinières, plumes… Le heaume aplati se prête, quant à lui, à l’adjonction d’un décor plus complet : petits étendards, branches, cornes, le plus souvent assemblés en paires… Cette ornementation, destinée à faciliter la reconnaissance de l'identité des seigneurs sur les champs de batailles ou en tournois, est appelée le cimier.

Le cimier représente souvent le buste de l'animal qui figure sur le blason (lion, aigle...), ou encore, des ailes, des cornes, des plumes, motifs le plus souvent peint aux couleurs de l'écu. Au XIIIème siècle, les cimiers deviennent des emblèmes personnels et héréditaires en France. Dans les pays du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae (Saint Empire), ils servirent même de brisure. Malheureusement en raison de leur fragilité, peu de pièces complètes de cimiers ont résisté au temps.

Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise en interdit complètement l’usage.

Derrière le casque, pour protéger le métal du soleil, le chevalier portait un couvre-nuque métallique. A cette pièce de métal inadaptée sous le climat torride du Moyen-Orient, les Croisés substituèrent une petite cape en étoffe plus légère et offrant une meilleure protection contre le soleil. Petite cape, qu'ils étaient fiers de ramener du combat tailladée par les coups.

De ces pièces de tissus plus ou moins longues, les artistes ont tiré un motif ornemental aux élégants effets de pliages et/ou de retombées nommés les lambrequins, qu’ils ont adaptés aux exigences héraldiques. Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise en toléra l’usage occasionnel à la haute noblesse à savoir roi, prince, duc, marquis et comte (De plus en plus découpés à partir du XIVème siècle, les lambrequins IRL devinrent, avec la Renaissance, un élément décoratif assez proche des feuilles d'acanthe, aux couleurs du blason).

Les Ordres de Chevalerie et de Mérite

A l'époque des croisades et de la Reconquista, les chevaliers aristotéliciens se regroupent en Ordres caractérisés par la soumission à une règle, comme les Ordres religieux : l'Ordre de Santiago , l'Ordre Teutonique, l'Ordre des chevaliers francs, l'Ordre des templiers, etc.

Au XVème siècle, la puissance de ces Ordres conduisit le Roy des François à en prendre le contrôle (l'Ordre de la Licorne , l'Ordre du Saint-Esprit, etc) ou à défaut, à ne les autoriser en son royaume qu'après reconnaissance de sa part : l'Ordre des Chevaliers de l'Hopital de Saint Jean de Jerusalem, etc.

Par la suite, les souverains créent leurs propos Ordres de chevalerie et/ou de mérite, dits Ordre de cour, qu'ils contrôlent étroitement et dont ils font de plus en plus ouvertement un instrument de leur politique : l'Ordre de Saint Ouen (Ile-de-France), Ordre de l'Etoile (Ile-de-France), Ordre du Grand Couvain (Limousin-Marche), l'Ordre de la Salamandre (Touraine), l'Ordre de la Croix du Languedoc (Languedoc), l'Ordre des Champions du Poitou (Potou), l'Ordre de la Toison d'Or, (Bourgogne), l'Ordre du Chevalier au Cygne (Artois), l'Ordre de Sainte Illinda (Flandres), etc.

Dès le XIVème siècle, le titulaire d'un Ordre fait figurer dans ses armoiries, son collier autour de l'écu ou pose l'emblème de son ordre sur l'écu. Dans le cas où le titulaire possède plusieurs colliers, ils seront disposés sous l’écu en fonction de leur rang : le plus important à l’extérieur et le moins élevé vers l’intérieur.

Les Devises et cris de guerre

Les devises, inscrites sur un phylactère ou listel, sont des emblèmes figurant sur les armoiries complètes, au-dessous de l'écu. Elles révèlent en quelques mots le credo religieux (foi), politique (l'idéal) ou social (le tempérament) de son titulaire. Ces devises sont souvent personnelles et attachées à une dynastie ou à un Etat.

Les armoiries portent aussi, au-dessus du casque ou de la couronne, une banderole contenant un cri de guerre. Il était à l’origine un signal sonore destiné à se faire reconnaître ou à rallier sa troupe dans la cohue des combats ou dans l’obscurité : on criait alors le nom de son chef ou de sa Maison, où à des invocations dont l’origine est parfois très ancienne :
  • "Santiago!" (Espagne),
  • "Montjoye Saint-Denis!" (Roy des François),
  • "Vlaanderen denn Leeuw!" (Flandres au Lion),
  • "Plutôt la Mort que la Souillure" (Bretagne).
  • "Force et Honneur" (Champagne)

Les Supports, Terrasses et pavillons

A partir du XVème siècle, l'écu est encadré par des supports qui le tiennent et semblent le montrer. L'Hérauderie Renaissante Françoise en réserva l'usage à la haute noblesse à savoir roi, prince, duc, marquis, comte et aux offices royaux.

La plus grande variété existe parmis ces ornements, d'un effet essentiellement décoratif, mais qui sont également blasonnés. Leurs noms différents selon leur nature, ils sont appelés:
  • Supports, lorsqu'ils sont représentés par des animaux tel le lion et la licorne du Royaume d'Angleterre,
  • Tenants, lorsqu'ils sont représentés par des êtres humains, des anges,
  • Soutiens, lorsqu'ils sont représentés par des arbres ou des objets inanimés,

Sous leurs pieds, une terrasse leur sert d’appui et offre un endroit où placer un certain nombre de figures pour lesquelles l'espace manque ailleurs dans les armoiries. Sans la présence de ces ornements, aucune terasse n'est placé sous l'écu.

Au XVème siècle également (XVIIème siècle IRL), les souverains commencent à montrer leurs armoiries enveloppées d'un manteau ou pavillon, sorte de tenture parfois brodée de petits meubles, doublée d'hermine, accrochée à une couronne ou à un dais et servant de fond à tous les éléments composant les armoiries complètes de son noble propriétaire.

Le pavillon héraldique s’inspire des vastes tentes souvent utilisées par la noblesse contrainte à une vie tumultueuse et itinérante. Sous ces structures de toile, prenant parfois l’ampleur de véritables pavillons démontables se déroulaient rencontres officielles et négociations, dont la solennité était le prétexte d’un luxe parfois inouï.
Le manteau, pour sa part, est directement inspiré du tabard porté par les hérauts et reproduit généralement le contenu de l’écu sur ses parties latérales.

Au XVème siècle, l'Hérauderie Renaissante Françoise réserva l'usage du manteau aux Roy et pairs des François mais limita l'usage du dais au Roy.

Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" ; Claude Wenzler, "L’héraldique" ; Jehan de Volpilhat Des ornements entourant l'écu et Lilin of Cassel


Dernière édition par Copiste le Lun 12 Avr - 8:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Copiste

avatar

Masculin Nombre de messages : 192
Localisation : Tant qu'il y aura des plumes...
Date d'inscription : 19/03/2010

MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   Lun 22 Mar - 14:14



Le blasonnement ou lecture de l'écu

Décrire un blason, ou blasonner, vise à restituer peu de mots et sans risque d'erreur la conception d’un écu, sans le recours à l’écu. Il se fait dans un ordre rigoureux et précis selon un langage particulier employant des termes désuets ou disparus de notre vocabulaire quotidien.

Le langage héraldique peut apparaître complexe et hermétique. Il est cependant irremplaçable pour une bonne description et il vaut la peine de s'y entraîner. C'est pourquoi les armoiries données en exemple ci-dessous sont accompagnées de leur blasonnement.

L'ordre du blasonnement

Le blasonnement se réalise dans un ordre logique. Il s’effectue point par point, du chef vers la pointe (de haut en bas) et de senestre à dextre (de gauche à droite), en indiquant l'émail ou la fourrure de chaque chose:


  • 0. - La partition de l'écu (si combinaison de plusieurs blasons),
  • 1. - Le champ de l'écu,
  • 2. - Les petits meubles semés sur ce champ,
  • 3. - La figure principale,
  • 4. - Les meubles qui la chargent ou l'accompagnent,
  • 5. - Les pièces brochantes par-dessus les autres
  • 6. - Le chef ou la bordure,
  • 7. - Les francs-quartiers et les écussons.


Pour chaque meuble, si nécessaire, il faut préciser la position sur l'écu, aussitôt après l'émail. Il est bon pour cela de connaître les points de l'écu tels qu'ils sont nommés ci-dessous.

En apparence, dextre est à gauche pour le spectateur; en fait, il s'agit de la droite de l'écu pour le combattant qui le porte et senestre, de sa gauche.


Sources: Pierre Derveaux, "Blasons et Armoiries" ;Claude Wenzler, "L'Héraldique" et Lilin of Cassel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Héraldisme] L'art Héraldique   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Héraldisme] L'art Héraldique
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'héraldique Normand.
» [Justice Héraldique] Statuts du Tribunal Héraldique
» Cours d'héraldique à Reims (51)
» [Loi] Statuts de l'Hérauderie Savoyarde
» Quizz médiéval, un blason.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mesnie Sainct Just :: Mesnie Sainct Just :: Bibilothèque-
Sauter vers: